La transformation de la notion d’amour de Dieu et du « prochain »
Une lecture de la racine hbb [aimer] dans le Coran
 

article paru dans sa forme primitive in Liberté Politique sous le titre
La cause de l’amour selon l’islam , Printemps 2009, n° 44, p.55-61
 

          Du 4 au 6 novembre 2008 s’est tenu à Rome un colloque catholico-musulman de haut niveau, réunissant deux délégations de 29 représentants chacune.
       Son thème, « Amour de Dieu, amour du prochain », était défini dans la Lettre des 138 dignitaires de l’Islam envoyée entre autres à Benoît XVI (intitulée en anglais A common Word) ; elle présentait l’islam comme « religion de l’amour de Dieu et de l’amour du proche », selon la version arabe de la Lettre. “Le proche” (ou voisin), al-jâr en arabe, a un sens très restreint par rapport à la portée universelle du mot prochain (mot qui correspondrait à al-qarîb en arabe): il est employé par Jésus en Luc 10:23-37 (Parabole du bon Samaritain), rappelle Samir Khalil, le principal organisateur de la rencontre. La restriction significative n’apparaît pas dans la version anglaise – ni française.
       Alors, perspective d’avenir ou impasse ?

Non sans quelques silences, la déclaration finale du colloque prône “le respect de la personne et de ses choix dans les domaines de la conscience et de la religion”, et cela sur une base de “droits égaux”. L’affirmation d’un tel principe est capitale, on ne saurait trop s’en réjouir. Il est question encore de “renoncer à toute oppression, toute violence agressive, tout terrorisme, spécialement lorsqu’il est commis au nom de la religion”.

Certains signataires musulmans ont hésité sur ces formulations qui les pouvaient les mettre en difficulté, mais le pas fut franchi. Ces principes sortent renforcés par la perspective d’un rendez-vous pris pour avant 2010 : même si ce colloque n’a eu quasiment aucun écho dans les pays islamiques, il pourrait en avoir dans l’avenir [1]. L’une des principales ambiguïtés concerne sans doute les droits communautaires à défendre : les communautés islamiques en Occident – qui se présentent très sérieusement comme opprimées – sont mises sur le même plan que les chrétiens en pays islamiques, dont la vie même est souvent menacée, sans parler de leurs enfants et de leurs biens.

Le texte tend également à accréditer une idée implicite : toutes les religions sont bonnes mais ce sont leurs excès qui sont mauvais. Certes, une telle idée pouvait difficilement être évitée : elle est martelée depuis près de vingt ans par la plupart des médias, et les intellectuels musulmans s’en font l’écho. Ne nous y attardons pas. En revanche, nous devons regarder longuement le texte coranique pour savoir ce qu’effectivement il dit ou veut dire de l’amour de Dieu et du voisin, puisque tel était le thème du colloque selon les mots du sous-titre en arabe.

Les occurrences de la racine hbb [aimer]

D’abord, il convient de relever là où apparaît la racine hbb, aimer. Le nombre d’occurrences est important – 133 –; il s’agit essentiellement du verbe, qui est employé en des contextes divers, un peu comme son équivalent français. Le substantif apparaît peu, et plutôt en lien avec le verbe. À part dans le verset 2,165 (où la racine hbb apparaît 4 fois), l’expression « amour de Dieu » (hubb Llahi) est absente, mais l’homme est dit ou invité à aimer Dieu quatre fois (2,177 ; 3,31 ; 5,54 + 24,22 aimer que Dieu pardonne). Il est question quelquefois, en négatif, de « l’amour des biens » (hubb 3,14 ; 76,8 ; 89,20 ; 100,8) ainsi que de (ne pas) les aimer (38,32 ; 49,12 [a contrario] ; 61,13 ; 75,20 ; 76,27 ; 89,20 + 6,76 Abraham est dit ne pas aimer les choses évanescentes). On peut également aimer (hbb) un but (3,152.188 ; 9,108 + 49,7 aimer la foi). La racine apparaît peu pour évoquer le sentiment humain (3,119 ; 7,79 [négativement]; 12,8.30 ; 28,56 [sens obscur]).

À l’inverse, la racine hbb se manifeste souvent à propos de l’attitude de Dieu envers les hommes, par exemple dans des expressions assez stéréotypées telles que « Dieu aime ceux qui se purifient, ou les pieux, ou les repentants, etc. » (une vingtaine de fois dans le Coran). Elles paraissent assez restrictives. D’autres sont même expressément négatives : Dieu n’aime pas ceux qui transgressent les injonctions (de combattre, 2,190 ; de licéité 5,87 ; de discrétion 7,55), le désordre (2,205), le kâfir usurier (2,276), les kâfir-s (3,32), les prévaricateurs qui ne croient pas (3,57.140), celui qui agit en présomptueux plein de gloriole (4,36) ou agit en traître pécheur (4,107), certaines paroles (4,148), les juifs fauteurs de désordre (5,64), les gaspilleurs (6,141), les auteurs de désordre (7,31), les traîtres (8,58), les orgueilleux (16,23), tous les traîtres kâfir-s (22,38), les exultants (28,76), les fauteurs de désordre (28,77), les kâfir-s (30,45), aucun présomptueux plein de gloriole (31,18 ; 57,23), les prévaricateurs (42,40).

Il ne faut pas oublier qu’être rejeté de l’amour de Dieu, c’est être voué à l’enfer : les juifs, qui encourent la colère de Dieu (ce qui est dit dès la sourate 1, la Fâtiha qui sert d’ouverture à la prière), y ont leur place toute faite (2,80 ; 3,24 ; 4,46-47 ; 5,78 etc. + 98,6), et ils y rejoignent les chrétiens (visés eux aussi dès la Fâtiha + 4,51.116 ; 5,33.72 ; etc.).  

Un Dieu qui n’aime que ceux qui Lui sacrifient tout

La vision que propose le Coran se précise. Dieu n’y est jamais dit aimer tous les hommes. Mais Il semble en aimer certains – ce qu’on peut trouver aussi dans la Bible, mais un tel langage est équilibré par les affirmations de Son amour universel. Celles-ci sont absentes du Coran. De même, si Dieu est dit miséricordieux – et Il l’est souvent dit –, on doit comprendre qu’Il “fait miséricorde à Qui Il veut” (2,105 ; 3,74 ; etc.). Pour avancer l’idée d’un amour universel de la part du Dieu de l’islam, les auteurs de la déclaration romaine ont dû faire appel à une parole de Muhammad supposée avoir été gardée par la tradition : “un hadith indique que la compassion aimante de Dieu pour l’humanité est même plus grande que celui d’une mère pour son enfant (Muslim, Bab al-Tawba 21)”. Mais d’autres hadith-s, sur les six cent mille qui ont été fabriqués, vont en sens contraire. L’intention est néanmoins belle.

En tout cas, dans le Coran et dans l’esprit et la tradition de l’islam, c’est une seule catégorie d’hommes qui est aimée par Dieu, et ceci ressort particulièrement du dernier verset coranique où Dieu est dit aimer :
      
: Dieu aime ceux qui vont jusqu’à tuer dans Son sentier
                                                                   (formule qui signifie pour Sa cause)
(61,4).

Ce serait biaiser que de traduire la 3e forme (aller jusqu’à) du verbe qatala, tuer, par combattre, car l’idée de combattre n’implique pas en soi celle de tuer. Du reste, l’idée de lutte-combat (et d’abord d’effort) est rendue par un autre verbe, jahadaqui donne le mot jihâd, lutte. L’affirmation littérale est indicutable : ceux que Dieu aime sont ceux qui sont prêts à tuer pour Lui.

Voilà certes qui heurte Benoît XVI, ainsi que certains musulmans qui ne se reconnaissent pas bien dans une tradition coranique qu’ils disent non adaptée à notre époque – mais l’était-elle vraiment au 7e siècle ? En fait, il faut comprendre la logique interne au texte, au delà d’une première perception qui bute sur cette question : comment un Dieu qu’on imagine bon peut-Il recommander des actions mauvaises, tout en commandant le bien et interdisant le mal ? Depuis des siècles, cette question constitue l’impasse dans laquelle s’abîme la philosophie qui cherche à comprendre ce qu’est l’islam. Les choses s’éclairent si on les aborde autrement.

Prenons le second thème du colloque, celui de « l’amour du prochain » (ou du proche, selon la version arabe). Dans le Coran, il n’est question que de l’amour du proche (voisin, ami), non de celui qui devient un prochain, et certes pas de l’amour des ennemis. Sauf en un verset très important (sour. al-Imrân v.119), qu’il faut lire à la suite du précédent :

 3,118 « Ô les croyants ! Ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes… La haine certes s’est manifestée dans leurs bouches [celles des gens qui iront en enfer, v.116], mais ce que leurs poitrines cachent est encore plus énorme… »
 3,119 « Vous, vous les aimez, alors qu’ils ne vous aiment pas ; et vous avez foi dans le Livre tout entier. Et lorsqu’ils vous rencontrent, ils disent “Nous croyons” ; et une fois seuls, de rage contre vous, ils se mordent les bouts des doigts. Dis : “mourez de votre rage” » (traduction saoudienne IFTA)

Quand l’amour devient une justification de la haine

Pour saisir toute la portée de ces versets, il faut chercher l’identité de ceux qui y sont visés : ils sont dits être remplis de haine pour les vrais croyants et ne croire qu’en une partie du « Livre ». Quel Livre ? Il ne peut s’agir ici du Coran islamique, qui n’existe pas encore, et en lequel on ne croit pas que partiellement : on croit en tout son contenu ou en rien. Or, on trouve justement dans le Coran le reproche de « cacher » une partie du Livre (6,91; etc.) « alors qu’ils le connaissent » (3,78) ; il vise toujours les juifs (rabbiniques), non simplement à propos d’une mise à l’écart partielle des Prophètes et des ketuvim (les livres bibliques après la Torah) mais par rapport à un rejet plus radical du Livre. Comme cela a été montré  [2], le « Livre entier » donné souvent en modèle et présenté comme conservé au Ciel (85,21-22 [3]), c’est “la Torâh et l’injîl-évangile” (au singulier 3,3.48.65 ; 5,66.68.110 ; 7,157 ; [9,111] + 28,49 “ces deux livres-là”). Sur terre, il se présente sous la forme d’un Lectionnaire (qor’ôno en syriaque – qur’an en arabe) utilisé lors du culte par les vrais « croyants »; il s’agit évidemment du « coran » auquel le texte coranique fait référence plus de soixante fois [4].

De ce Livre entier, les juifs rabbiniques ne peuvent qu’en rejeter la seconde partie, l’injîl, dérivé de l’évangile de Mt : ils refusent tout ce qui manifeste la messianité de Jésus (appelé Messie 11 fois dans le Coran islamique). Un tel refus explique pourquoi, selon le Coran, Dieu ne peut pas les aimer et les voue tous à l’enfer.

Les versets 118-119 de la sourate 3 al-Imrân qui semblent pleins de bons sentiments ne contredisent pas cette condamnation ; au contraire. Au verset 119, les « croyants » sont dits aimer les juifs (rabbiniques) ; cependant, comme ceux-ci haïssent les croyants (v.118), ils méritent d’autant plus d’être haïs en retour. Les vrais croyants sont donc dans une position de victimes qui va jusqu’à justifier la haine : ils ne font jamais que se défendre. L’anthropologue Claude Lévi-Strauss n’a pas manqué d’analyser cette posture dans les pages qu’il a consacrées au phénomène islamique (ou islamiste, dirait-on aujourd’hui) [5].

Il existe donc une logique sous-jacente, et elle est implacable. Le vrai croyant aime l’Humanité. Le salut du monde est son but, et ce but est tellement grand qu’il vaut tous les sacrifices. La fin justifie les moyens, puisqu’elle dépasse toute valeur humaine individuelle ou collective. La vie humaine n’est rien devant le salut voulu par Dieu. En retour, Dieu aime ceux qui Lui sacrifient tout et qui “vont jusqu’à tuer” pour Lui – et Il prend même sur Lui la responsabilité des tueries faites en son Nom (8,17 ; 9,14 ; etc.). Tout se tient.

Dans le raisonnement lui-même, on ne trouvera aucune erreur ; c’est le but qui est discutable, non les moyens pour y parvenir. Ces moyens sont légitimés pour deux raisons : • au regard de la fin poursuivie ; • parce que celui qui “combat dans le chemin de Dieu” est nécessairement victime des autres hommes, qui, sous l’emprise de Satan, sont maintenus dans l’ignorance (jahiliyya) de la Révélation islamique ou, pire, la rejettent. Car ils empêchent ceux que Dieu a choisis (3,110) de Le servir en prenant le pouvoir sur le monde. En tant que tel, le musulman est toujours pur et toujours victime des non musulmans, quoi qu’il fasse – et beaucoup de prédicateurs actuels ne manquent pas de le rappeler. L’islam est bon. L’islam est pur. Un état d’esprit un peu semblable s’est vu parfois chez certains baptisés trop occupés par une cause à défendre ; cependant, ce glissement et ses débordements se sont toujours heurtés à la conscience chrétienne et ont été combattus.  

Sortir des mensonges pour regarder l’avenir ensemble

L’unique question de fond est donc : Dieu a-t-Il révélé à l’homme un système lui permettant d’extirper le mal de ce monde ? Si oui, tout se tient. L’impasse philosophique d’un Dieu prônant des actes de mal disparaît. Ceux que Dieu a choisis au-dessus de tous [6] peuvent donc dire qu’ils aiment Dieu : ils adorent un Dieu qui les place au-dessus des autres. Ils peuvent dire aussi qu’ils aiment ces autres, même s’ils les massacrent, enlèvent leurs enfants, les chassent, etc. Le croyant coranique aime Dieu et autrui sincèrement, c’est l’autre qui le hait alors qu’il devrait le remercier.

Incontestablement, on se trouve là devant une modification radicale de la Révélation biblique, et plus précisément de celle de Jésus. Ce n’est pas un homme du 7e siècle qui pouvait « inventer » cela subitement. Un retournement aussi radical, c’est-à-dire touchant la racine elle-même, n’a pu être fait que par des gens qui ont vécu au 1er siècle, et qui avaient été proches des apôtres – avant de s’en séparer. C’est pourquoi le petit développement plus haut concernant “la Torâh et l’injîl” n’était pas superflu : il met en lumière ceux qui sont visés par la prédication « coranique », les juifs rabbiniques, en même temps qu’il dévoile l’identité de ceux qui étaient alors en train d’endoctriner des Arabes, d’autres juifs qui, eux, croient en « le Messie-Jésus » (l’expression est même donnée quatre fois dans le texte coranique)

Ces données textuelles recoupent beaucoup d’autres qui dévoilent elles aussi le point de départ de l’islam, par exemple les 520 occurrences de la racine kfr dans le texte coranique : ses diverses significations viennent de la Bible et également de l’évangile selon Matthieu en araméen, y compris les plus inattendues  [7]. Il ressort donc que, d’une certaine manière, l’islam est la continuation d’un retournement de la Révélation de l’Amour de Dieu d'abord reçue en milieu juif, ce milieu étant celui du christianisme lui-même, exclusivement ou très majoritairement fait de juifs durant plusieurs générations. Cette perspective aide à prendre du recul par rapport à l’histoire du « Prophète arabe » (dont la biographie a été mise au point deux siècles après les événements supposés), au profit d’une recherche historique plus sereine et libérée de ses a priori

La question soulevée plus haut peut alors apparaître dans tout son enjeu : Dieu a-t-Il révélé à l’homme un système lui permettant d’extirper le mal de ce monde ? La réponse à cette question n’est pas si simple. Si notre monde était inexorablement livré au pouvoir du Mal, notre vie n’aurait plus alors pour sens que de préparer notre au-delà individuel, et rien n’aurait de valeur ni d’ordre en ce monde absurde. Une telle position moralo-spiritualiste, qui est commune en Occident, ne peut que conforter a contrario la position islamique qui, elle, prétend fournir les clefs d’un monde meilleur. Or, Jésus a affirmé tout autre chose que ces deux positions antinomiques et fausses, comme en témoigne le Nouveau Testament dans des passages qu’on lit généralement très peu. Justement, ce sont ceux qu’il faudrait relire en priorité, non à la lumière d’études exégétiques peu appropriées au sujet, mais ensemble avec des amis juifs et musulmans qui ne manqueront pas de soulever les bonnes questions.

Le dialogue interreligieux est très important – Benoît XVI l’a manifesté dès le début de son pontificat –, et probablement plus que jamais à notre époque où les gens sont manipulés jusqu’au profond d’eux-mêmes. Mais il n’est pas sûr qu’un « dialogue » tel que celui qui vient de se clôturer à Rome ait pour effet d’éloigner la perspective de graves difficultés dans nos cités ; sa déclaration finale ne peut qu’être une étape. Ce n’est jamais en enrobant les rancoeurs et les haines avec le mot « amour » qu’on les apaise.

Et ce n’est pas non plus en cassant le thermomètre des mots qu’on fait tomber la fièvre des discours revendicatifs ou belliqueux tenus au nom de Dieu.

                                
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[1]  Ces projets ne se sont pas concrétisés [mise à jour 2013 pour le site].

[2]  Le messie et son prophète, éditions de Paris, 2005, tome II, p.180-216.

[3]  La lecture interprétative islamique y voit une allusion au Coran céleste, et il en est de même avec le verset 34,31. Le texte “Et ceux qui kafarent disent : Jamais nous ne croirons ni à ce Coran ni à ce qui est avant (devant) lui [littérallement : à ce qui est entre ses mains]” est lu de l’une de ces deux manières légendologiques concurrentes : “ni à ce Coran ni au Coran céleste”, ou encore : “ni à ce Coran céleste ni à ce qu’il [Muhammad] a devant lui [entre ses mains]” (ibidem, p.464 ou 465 selon la réédition). La signification primitive de ce verset 34,31 se rapporte sans doute à l’injil et à la Torah qui le précéde.

[4] De ces occurrences, il faut retirer celles qui ont été ajoutées après coup en vue de suggérer l’autodésignation du Coran, c’est-à-dire d’un livre qui n’existe pas encore mais qui, grâce à un miracle divin, fait référence à lui-même comme à un livre terminé.

[5] Voir les pages 463-469 de Tristes tropiques (1955). Claude Lévi-Strauss y évoque la “néantisation d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite” (p.467 de la réédition de 2001).

[6]  La société idéale a la forme d’une théocratie dont Dieu est le sommet, puis Ses fidèles selon leur rang, etc. :  2,178.221 ; 4,25 ; 6,165 ; 16,71.75.76 ; 24,33 ; 30,28 ; 61,9 ; etc. En 3,55 « ceux qui suivent Jésus sont mis au-dessus de ceux qui ont kfr ». 

[7]  Voir kfr-recouvrir.htmcf. Gallez Edouard-M., La racine kfr, importance et significations bibliques, post-bibliques et coraniques, in Le texte arabe non islamique. Actes du colloque de Toulouse (2007), coll. Studia Arabica XI, éd. de Paris, janvier 2009, p.67-87.